• 1908 visits
  • 36 articles
  • 305 hearts
  • 127 comments

Bienvenue 17/09/2015

Aucunes des images postées ici ne m'appartienent, je préviendrais si jamais c'est le cas, par contre, tous les textes sont de moi, veuillez ne pas plagier.

 Retrouvez-moi sur:
Sailor Fuku
 
Fanfiction
 
Amour sucré
 
 
Voilà longtemps que je n'ai plus écrit.

Dieu me pardonne cette folie.
Mais j'en ai marre, pour tout dire.
Je vous rassure, non en lui-même du fait d'écrire.
Pour preuve, mes nuits se passent encore à lire
Et, ne dit-on pas les deux liés?
Sans cela, je ne vivrai
Qu'une vie incomplète, gâchée.
Tous ces univers, cette infinité 
A portée de main, comment résister?
Autant pour l'écrivain souverain que pour l'auteur enchaîné.
Dans cette illusion d'éternité.
Je n'ai pas assez d'une vie pour tous les livres que je voudrais lire.
Quoi, comment ? Je n'ai pas répondu à la question ?
Vous m'en voyez navrée. 
_

 





En ligne:
 

 
 
One Shot:
 
 
Nom: Rêve débile signé Yugi 
Fandom: Yu-Gi-Oh DM

Statut: Complet
Résumé/extrait:Il était en ville avec ses amis. Ils marchaient d'un pas enjoué et discutaient comme à leur habitude. 
Genres: PWP
OS
Posté le: 06/08/14


Nom: Lorsque la nuit tombe 

Fandom: Yu-Gi-Oh DM
Statut: Complet
Résumé/extrait:Te souviens-tu ? La nuit tombait, ô Egypte, noire, froide. Elle s'était infiltrée rapidement dans le ciel, dans les rues étroites de ton orgueilleuse capitale. Elle avait remplacé le jour à une vitesse surprenante tant et si bien que beaucoup, bien qu'habitués, s'était encore une fois laissé surprendre. 

Genres: Angst
OS
Posté le: 05/11/2014


Nom: Parti
Fandom: Yu-Gi-Oh DM 
Statut: Complet
Résumé/extrait: Un homme venait d'entrer, tous les regards s'étaient tournés vers lui, un  silence de mort régnait ; seulement brisé par le son sourd de ses pas.
Genres: Angst
 OS
Posté le: 30/11/2014


Nom: Derrière la porte 
Fandom: Yu-Gi-Oh
Résumé/extrait: Yami se tourna une dernière fois vers ses amis, examinant tout leurs visages comme s'il voulait les graver à jamais dans sa mémoire.  Il s'arrêta un court instant sur celui de son hikari, toujours baigné de larmes.
Genres: Deathfic
OS
Posté le: 07/02/15


Nom: Le Roi est mort 
Fandom: Yu-Gi-Oh
Résumé/Extrait: Et il était partit. Seth ne lui avait pas demandé où il allait, il savait qu'il ne lui répondrait pas. Quelque part il savait déjà, ce qu'il comptait faire.
Genres: Deathfic
OS
Posté le: 03/07/15
 



Fanfictions:


Nom: Une famille comme  une autre
Fandom: Yu-Gi-Oh DM
Statut: Arrêté

Couples: Non formés
Résumé/extrait: Artès allait s'élancer vers lui, une lueur meurtrière dans ses yeux de jade, mais fut stoppé par les ténèbres qui avaient d'un coup envahis la pièce. Tous les adversaires de Seth s'écroulèrent en se tenant la gorge, incapables de respirer dans cette atmosphère étouffante. 
Genres: Death Fic
Chapitres: 1, 2, 3, 4, 5
 
Nom: OS à la demande
Fandom: Yu-Gi-Oh DM
Statut: En cours
Couples: Variables
Résumé/extrait: Venez venez chers amis lecteurs ! Ici vous prenez le contrôle, libre à vous de mener l'auteur en bourrique. Venez me souffler un thème et voilà un nouveau chapitre de posté !
Genres: Théâtre, humour
Chapitres; 1, 2, 3 (en cours)


Nom: Saint Valentin
Fandom: Yu-Gi-Oh DM
Statut: En cours
Couples: Yami x Yugi (Puzzleshipping) actuellement.
Résumé/extrait:
Genres: Romance, Humour
Chapitres: 1, 2, 3 (terminé, attente d'être posté)
 
Nom: Remember me
Fandom: Yu-Gi-OH
Statut: Date de 2014 mais vient d'être reposté, suite prévue.
Couples: Scandalshipping (Atem x Seth)
Résumé/extrait:
Genres: Angst, Deathfic, Romance, Amitié
Chapitres: 1, 2, 3, 4, 5
 










Poèmes:

Fandom: Yu-Gi-Oh
Statut: Complet
Résumé/extrait: Le silence règne.
Genres: Angst
Posté le 01/02/2015

Fandom: Yu-Gi-Oh
Statut: Complet
Résumé/extrait: J'aurais peut-être dû mourir ce soir,
Mais je suis vivant.
Genres: Angst
Posté le: 25/03/15

Fandom: Aucun
Statut: Complet
Résumé/extrait: L'or précieux s'est terni
Le ciel s'est obscurcit
Les palais n'existent plus
Réduits en cendres
Genre: ...?
Posté le: 21/03/15

Fandom: Yu-Gi-Oh
Statut: Complet
Résumé/extrait: 

Bel enfant
Naif, inoncent
Dont le monde se moque
Ou simplement ignore
Pourquoi rient-ils?
Pourquoi chuchotent-ils
A ton passsage, enfant fragile?
Te font-ils du mal?


Deux visages
Opposés et semblables
Mirage probable
Piège admirable
Ténèbres et lumière
Épée et bouclier
Yami to Hikari


Genres: Dark
Posté le: 22/06/15

 


Projet en cours non postés/futurs:
 
 
 
 
Hors ligne:
 
Nom: La reine déchue
Fandom: Yu-Gi-OH
Genres: Death fic, Romance
Statut: Complet (possible réécriture et remise en ligne)
OS

Blog secret:



Autres:

Liar (video YouTube Yu-Gi-Oh)
Liar (traduction des paroles)
Je me suis fait taguée #première fois


Tags : Sommaire - blog - The wolrd of Sieba 972 - Sieba - Sieba972

Sacha VS Yugi - Epic Pixel Battle [EPB 10] 20/04/2016

Play the video

Le meilleur EPB ❤.

Via Skyrock Android

Tags : EPB - Epic Pixel Battle - Vidéo - Yu-Gi-Oh! - Pokémon - Yugi - Pharaon - Yami Yugi - Yami - Sacha Ketchum - Sacha - Red - Pikachu

Pray For Paris [13 Novembre 2015]. 17/11/2015

Pray For Paris [13 Novembre 2015].

  
Pray For Paris [13 Novembre 2015].

Une pensée aux victimes. 
Une pensée aux familles. 
Une pensée aux amis. 
Une pensée aux connaissances.
Une pensée aux témoins.
Une pensée à tous les français.
 
  
Soutenons la France,
Soutenons notre liberté,
Soutenons ces familles qui ont perdu des êtres chers.
 
 
Remercions les sapeurs pompiers,
les médecins,
 les urgentistes. 
Souhaitons bon courage aux Parisiens. 
Apportons notre respect aux forces de l'ordre.
Serrons-nous les coudes.
 
 
 
 
 
Pray For Paris [13 Novembre 2015].

 
Nous commençons l'année 2015 en beauté, mais nous la terminons également avec splendeur.
  
   
Ayons pitié de ces personnes sans c½ur, qui tuent des innocents. 
Laissons-les dans leur haine et leur désir de tuer, nous sommes plus forts que ça. 
Ne les laissons pas nous changer, nous nourrir de haine, car c'est ce qu'ils attentent.
Battons-nous ensemble, jusqu'au bout.
 
 
 
La France debout et unie !


     
  
"L'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité, seule la lumière le peut. La haine ne peux pas chasser la haine, seul l'amour le peut."  
Martin Luther King .
 
  
  
 N'hésitez pas à remixer si vous le souhaitez,
rien ne vous y oblige, bien entendu.

Remix from Histoire-de-Maux

Tags : #PrayForParis

Chapitre 5 de Remember me 13/09/2015


Chapitre 5 : « L'étoile du soir et du matin ».
Kisara : « Protège ton loup, Dragon »
Le temps s'est arrêté.
Pharaon était sorti du temple, au bras de son épouse. Ils rayonnaient tous deux, pas de bonheur, mais par leur puissance étalée sur leurs pauvres yeux mortels. Le peuple s'inclina, subjugué. Seto et les prêtres du souverain firent de même.
L'astre de Râ brillait ce jour-là, il n'avait jamais autant brillé, baignant le couple royal de sa lumière divine.
Le grand-prêtre se releva et observa les deux personnes les plus puissantes d'Egypte et du monde. L'enfant-roi contemplait, avec un air absent que Seto savait trompeur, la masse de personnes prosternées devant lui, la double couronne épousait parfaitement bien les courbes de son crâne et il tenait négligemment à la main les emblèmes de Pharaon (fléau et crosse), un collier de perles lui couvrait la poitrine et des bracelets d'or lui ornaient les bras et les jambes. Sa femme se tenait à sa droite, une  brunette aux yeux azurés, elle n'égalait pas les canons d'Egypte mais elle était jolie dans son genre.
Mais il s'agissait d'une étrangère.
Certains avaient tentés de protester mais la volonté d'Atem était souveraine (y avait-il un moment où elle ne l'avait pas été ?). La reine portait une coiffure qui donnait l'illusion d'un vautour doré perché sur sa tête, surmontée du cobra royal emblématique. Sa perruque était des plus belles du royaume, ainsi que ses bijoux et sa robe en lin précieux brodée dans l'or le plus fin. La grâce naturelle qu'elle mettait dans chacun de ses gestes égalait celle de son époux. Aucun doute qu'en tant que Grande épouse royale, elle ferait l'affaire, d'autant qu'elle paraissait follement amoureuse du pharaon. Inexplicablement il sentit quelque chose ne nouer à l'intérieur de lui à cette pensée. Le soir venu il se dirait que de toutes les façons la mère d'Atemu était elle-même une étrangère.
Le fils des dieux avait cessé son examen et se dirigeait vers son char dont il tint fermement les rênes avant de partir à vive allure. Son ami allait faire de même mais il sentit quelque chose sur son bras. Une main vielle, ridée, d'un vieillard complétement timbré qui n'aurait jamais dû réussir à être si proche de lui. Il essaya de s'extraire de son emprise mais, contre toute attente, n'y parvint pas.
-          Lâche-moi, débris.
L'homme resserra sa poigne. Un long sifflement sortit de ses lèvres inexistantes :
-          Jeune inconscient... Tu as vu l'Ange des ténèbres et tu t'es jeté dans ses bras.
Il disparut subitement, laissant le grand-prêtre pantois.
-          Il va souiller ton âme.
D'où venait cette voix ?
-          Tu te sens bien Seto ? demanda Mahad.
-          Où est passé cet homme ?
-           Il n'y avait personne. Tu devrais te reposer tu...
-          JE NE SUIS PAS FOU.
Les autres prêtres sursautèrent tandis que leur supérieur montait sur son propre char et s'élançait rageusement vers le palais thébain.
°°°
-          Tu as vu le faucon ? demanda Mana.
-          Quel faucon ?
-          Celui qui tournoyait au-dessus d'Atem ?
-          Non.
-          Tu vois le serpent. Tu devrais pouvoir voir le faucon, regarde mieux.
°°°
-          Pourrais-tu arrêter de me fixer ainsi ? grogna-t-il à la princesse, pardon, à la reine.
-          Qu'est-ce que tu as de si spécial ?
Pardon ?
-          Pour que mon époux ait fait de toi le troisième personnage du royaume.
Le troisième personnage du royaume ? Atem avait gardé Artès à un joli rang mais il était évident qu'il était... Bon.
-          Qu'entends-tu par troisième ?
-          Ben... Pharaon, moi et toi.
Elle ? Il se retint de rire. Non mais elle se croyait vraiment importante à ce point ?
-          Que sais-tu des affaires du pays ?
Téana réfléchit, longtemps, avant de pousser un soupir de frustration.
-          C'est parce que je viens à peine...
-          Ça ne changera pas avec le temps.
-          Prétends-tu connaitre les projets du fils des dieux ?
-          Je ne prétends rien. Si tu avais trouvé quelque chose à dire, m'en aurais-tu fait part ? Juste pour me provoquer ?
-          Oui...
-          Voilà pourquoi il ne serait pas judicieux de te confier quoi que ce soit.
-          Mais tu es... Tu serais au courant... je veux dire...
-          Non. Quel que soit les liens qui semblent être tissés avec ton... mari, tu ne dois en aucun cas divulguer ce qu'il te dit, sous aucun prétexte, à moins qu'il ne t'en donne l'ordre. Me suis-je bien fait comprendre ?
Elle rougissait comme une enfant prise en faute.
-          Téa...
-          Oui.
Il y eut un silence tendu, ils regardaient tous deux la porte d'où surgirait bientôt Atemu en vue de la présence du reptile apode qui venait d'entrer.
-          Tu n'as pas répondu à ma question.
-          Ce n'est pas mon affaire.
-          Je te l'ordonne ! Tu me dois obéissance !
-          Pose-la à ton époux si ça te chante. Quant à l'obéissance, essaye d'abord d'obtenir mon respect. 
Elle était toujours rouge, mais de colère. Le prêtre l'ignora et ce silence buté se prolongea encore de longues secondes jusqu'à ce que le pharaon arrive enfin. Téana y vit l'occasion de plaider sa cause :
-          Chéri, il se montre insolent envers moi !
-          Ma mère n'avait pas besoin de feu Pharaon pour se faire respecter.
-          Je... Mais...
-          Tu es une reine, comporte-toi comme telle. Sortez.
Ils se levèrent et se dirigèrent vers la porte.
-          Sauf Seto et Shada.
Une fois seuls, deux des trois personnes les plus fidèles au Roi s'assirent en face de lui et ils commencèrent à parler de choses et d'autres concernant pour la plupart l'économie florissante du pays des dieux suite aux mesures qu'avait prise Atem quelques jours seulement après la mort de son père.  Shada se retira avec la discrétion qui le caractérisait
-          Ne refais plus ça, lâcha Atem avec sècheresse.
Seto sursauta légèrement sous la surprise, jamais il ne lui avait parlé de cette manière, pas à lui.
-          Si tu te comportes comme l'un de mes serviteurs, je te traiterais comme tel.
Le grand-prêtre finit par comprendre.
-          Tu ne veux pas que je m'incline ?
Le Roi hocha la tête tout en saisissant le dossier que Shada lui avait apporté. La requête de son ami était étrange de la part d'un pharaon mais soit. De toutes les façons...
-          Je suis ton égal.
Exactement.
-          Mana m'a parlé d'un faucon.
Un long silence suivit sa déclaration. Son ami semblait lui dire « Et ? ». Il essaya :
-          Aurait-il un lien avec le serpent ?
-          Pas vraiment.
-          D'où vient le serpent ?
Cette bête suivait le Roi partout où il allait.
-          Il m'a été donné par mon aïeul.
Seto, sachant instinctivement qu'il ne pourrait rien lui retirer de plus sur ce sujet, allait partir mais le monarque ne semblait pas l'entendre ainsi :
-          N'aurais-tu pas quelque chose à me dire ?
Il se retourna et admira les deux joyaux orientés dans sa direction.
-          Qu'est-ce qui te préoccupe ? insista-t-il. 
-          Rien.
-          Aurais-tu été tellement habitué à mentir à tout bout de champs ces dernières années que tu n'arriverais plus à distinguer la vérité du mensonge ? Réponds-moi.
Seto se rassit et lui raconta l'épisode du vieillard en omettant volontairement le « Il va souiller ton âme ». Son ami resta de marbre.
-          Que voulait-il dire par là ?
-          Ange des ténèbres ? Original. Les autres m'appellent toujours « Yami ».
Ténèbres. Seto détestait se répéter mais :
-          Que voulait-il dire par là ?
-          Pour eux je représente le royaume des ombres et par extension la source de tous leurs maux.
-          Qui sont-ils ? Quels maux ?
-          Des victimes innocentes ou coupables de la fureur de ma famille. Quant aux maux... Il faudrait que tu le ressentes par toi-même. Mais cela n'arrivera jamais.
-          Pourquoi ?
-          J'y veillerais.
Il avait toujours l'impression, comme dans toutes les conversations où ils déviaient des problèmes d'Etat ou des réflexions philosophiques qui en passant lui faisaient le même effet, que son ami lui cachait bien des choses.
-          Tu dis que tu n'as jamais mentit...
C'était vrai, le Roi manipulait la vérité à sa guise, mais il ne mentait pas.
-          ... pourtant tu me mens à moi.
Faux, il ne lui disait pas une importante vérité qui gardait autour d'elle une aura de mensonges et de non-dit. Atem perdit patience :
-          Mais par tous les dieux, que tiens-tu dont à savoir ?
-          Ce que tu tiens tant à cacher.
L'atmosphère se faisait tendue, il sentait la dispute venir, chose qui ne leur était jamais arrivée, l'un ou l'autre sachant intervenir à temps.
-          Majesté ? murmura timidement un serviteur qui ouvrit la porte.
Il s'inclina devant eux.
-          Parle ! ordonna Atem visiblement agacé.
Le domestique fit un pas en arrière, étonné que le Roi d'ordinaire si aimable avec eux  malgré qu'ils soient tout en bas de l'échelle s'adresse ainsi à lui, comme les autres nobles de sa cour, c'est-à-dire, les reléguant à un rang inférieur à celui d'animal, d'insecte, êtres insignifiants qu'ils étaient. Il y avait comme de la déception dans les yeux torve du syrien.
-          Le général Mahado est mal en point, révéla-t-il enfin.
-          Où est-il ?
-          Avec Baten.
°°°
Effectivement. Pas très beau à voir. Mahad était couvert de sang, et une griffure profonde parcourait son corps, le marquant d'un symbole inconnu. Cette blessure, comme les autres, ne semblait pas naturelle, loin de là.
-          Je n'arrive pas à le guérir, déclara Baten.
Il était censé être le meilleur médecin, par conséquent du monde, et les deux seules fois où Seto l'avait vu à l'½uvre, il se trouvait impuissant. Six ans à peine s'étaient écoulés et pourtant Baten avait considérablement vieilli, ses rides se creusant, sa calvitie à peine discernable auparavant qui ne laissait place qu'aux cheveux d'un gris prématuré à l'arrière de sa tête. L'homme n'avait pas trente ans.  Le Roi l'ignora et posa ses mains sur le corps meurtri de son ami d'enfance qui brilla d'une lumière bleutée. Les blessures se refermèrent d'elles-mêmes, mais la marque était toujours là. Le magicien noir ouvrit les yeux et se redressa en grimaçant légèrement.
-          Qui t'as fait ça ?
-          Bakura. C'est... Il accuse ton père d'avoir tué tous les habitants de son village natal, et il cherche à se venger. Est-ce vrai ?
-          Oui.
-          Mais comment, pourquoi...
-          Pour créer des objets semblables à celui-ci, dit-il en désignant la pyramide renversée qui pendait à son cou. Ils ont sauvé l'Egypte un jour mais ils détiennent aussi le pouvoir de la perdre.
-          Où sont les autres ?
-          En ma possession.
-          Il a dit qu'il allait les reprendre et réveiller Zorc l'obscur.
-          Comme s'il pouvait.
-          Il m'a battu en duel, mon Roi...
-          Avec Diabound n'est-ce pas ?
-          Oui...
-          Alors ce n'est qu'une poussière sur notre chemin.
Il lui tendit un grand anneau à cinq branches sortit de nulle part.
-          L'anneau du millénium. Il amplifiera tes pouvoirs et te permettra de localiser le Mal.
°°°
-          Sais-tu ce que signifiait ce symbole ?
-          Une malédiction.
°°°
Des objets du millénium apparaissaient petit-à-petit et cela n'intéressait personne. La belle Ishizu avait hérité du collier, le rationaliste Karim de la balance et le discret Shada de la clé.
°°°
Il avait du travail. Il offrit un sourire cruel au prisonnier qu'il devait « interroger » qui semblait dire avec ses yeux rougis de son visage mouillé de larmes : « jamais vous ne m'arracherez la moindre information ». Même la meilleure volonté ne suffisait pas à résister à la torture physique et mentale qu'infligeait volontiers Seto. Il le gardait sur le feu depuis plus d'un mois, il allait bientôt craquer.
-          Arrêtez ! Par pitié ! fit le paysan couvert de sang quelques instants plus tard.
-          Si tu me dis ce que je veux savoir.
-          Il m'a obligé !
-          Qui ?
Un nom par Râ !
-          Aknadin... Bakura... Il le manipule... Il faut le sauver...
Marek tomba, raide mort.
°°°
-          Ça change tout.
-          Si cet Aknadin et l'autre collaborent ?
-          Oui... Aknadin est dangereux, très dangereux. Bakura n'est que l'un de ses pantins.
Mahad déboula en trombe :
-          Un village au nord de Thèbes a été décimé...

Via Skyrock Android

Tags : Prideshipping - Remember Me ♥ - fanfiction yu-gi-oh!

Chapitre 4 de Remember me 13/09/2015



Chapitre 4 : Lorsque le berger se rend compte que les deux agneaux qu'il lui restait se sont transformés en loups.

Aknamkanon : « Nous voulons la vérité, nous ne trouvons qu'incertitude »

Pharaon adorait ses deux fils.
Houni n'avait jamais été dans ses faveurs, mais les deux autres devaient être les seules choses qui le retenaient encore en ce monde. Mais le souverain d'Egypte était malade, il lui était maintenant impossible de le cacher à ses sujets, ni de continuer à gouverner la terre aimée des dieux d'une main de fer.
Avait-il précisé que sa majesté aimait ses fils à outrance ? Le choix qui s'imposait s'avérait bien ardu : celui de son successeur.
Il ne faisait aucun doute pour Seto que ce serait Atem. Mais les courtisans avec lesquels il s'était retrouvé  par inadvertance en doutaient encore. Peut-être à cause de la grande célébrité d'Artès, bon sang il ne pouvait pas aller dans un banquet sans avoir droit à la liste complète des femmes qu'il avait invité dans son lit.
 Sans commentaires.
Il leur faussa aussitôt compagnie et arriva avant eux dans l'immense salle du trône où Pharaon avait une déclaration à faire. Les gardes ouvrirent les portes sur son passage sans qu'il ait besoin de ralentir. Il espérait que plus jamais les yeux du monarque ne se poseraient sur lui mais à ce moment il n'avait rien à craindre puisque que ceux-ci ne quittaient pas ceux de son fils cadet. Le Roi avait vieilli d'un coup, les rides se creusant et les cheveux devenant totalement gris terne. Sa peau avait considérablement pali, lui donnant le teint de ces gens d'occident. Il avait maigri aussi, si bien que l'on pouvait deviner la moindre partie de son ossature qui n'était pas couverte par ses vêtements simples, comme avant, mais dépourvus des bijoux riches et éclatants d'autrefois. Sa main blanchâtre était posée sur l'épaule d'Atem, Seto eut un haut-le-c½ur. Il y avait quelque chose dans cet homme, au-delà de sa nouvelle apparence, de profondément malsain qui lui évoquait l'image d'un corps  putréfié. Une odeur nauséabonde circulait dans l'air, où n'était-ce que le fruit de l'imagination du jeune prêtre ? Apparemment oui puisque personne d'autre ne sembla le remarquer. A part peut-être Artès qui venait d'entrer et regardait la scène avec un dégoût visible avant de se rendre compte qu'il y avait quelque chose d'anormal.
-          Je désigne mon fils cadet, Atemu, comme régent et héritier légitime. Vous devrez à présent lui obéir comme s'il s'agissait de moi.
Ignorant les réactions de ses sujets Pharaon se retira aussitôt, laissant son héritier supporter le regard jaloux de son ainé et ses courtisans à leur paralysie qui ne durerait, hélas, pas longtemps.
Seto en avait vu assez et abandonna lui aussi son ami. Non merci. Autant aller voir ailleurs. Peut-être que le goût répugnant dans sa bouche partirait alors.
°°°
-          Comme si vous vous en souciez !
Seto sursauta, il s'était endormi sans s'en rendre compte dans la pièce où Atem et lui se réunissaient souvent, un livre ennuyeux au possible dans la main. La voix, celle du régent, semblait parvenir de la salle se trouvant juste à côté.
-          Je...
-          Je sais la vérité.
-          Atemu...
-          C'est inutile.
-          Je suis désolé.
-          Cela change quelque chose ?
-          Pourquoi m'en veux-tu ?
-          Parce que vous n'avez rien fait, vous auriez pu l'empêcher, si vous l'aviez voulu, mère serait encore en vie.
-          Je t'interdis !
-          De quel droit lâche entre les lâches ? Vous ne valez pas mieux que tous ceux que vous avez tués. Vous n'êtes qu'un assassin, qui en a fait la même chose de moi.
-          Qu'aurais-je pu faire ?
-          Une pensée à méditer en enfer. Vous n'avez jamais été que l'instrument de votre frère.
-          Est-ce sort préférable d'avoir été son jouet ?
-          Et vous osez dire pareille chose...
-          La vérité.
-          Non, encore un mensonge, je lui ai laissé la main un instant, mais je la garderais jusqu'à la fin. Adieu Pharaon. Vous ne survivrez pas à l'aube.
-          Que dis-tu ?
-          Un ennemi surgit de l'oubli viendra ce soir vous achever, pour vous rappeler ce que vous avez fait, je ne l'en empêcherais pas, même si à coup sûr il transférera sa haine sur moi et mes descendants.
-          Qui ?
-          Adieu, père.
-          Attends ! Atemu... Tu le sais n'est-ce pas ?
-          Quoi ?
-          Je t'...
Les mots ne semblaient pas arriver à sortir. Le rire moqueur et cruel d'Atem se fit entendre.
-          Mais oui, je le sais. Comme je sais aussi comment vous fonctionnez Aknadin et vous. Vous m'aimez, je le conçois, mais vous ne m'avez jamais voulu quelque bien qui soit. Je vous aime de la même façon.
Le futur roi entra dans la pièce et croisa son regard. Il avait l'air très calme, antithèse à ce que Seto avait entendu. Ni l'un ni l'autre ne firent de commentaires. Ils avaient du « nettoyage » à faire.
 

Via Skyrock Android

Tags : Remember Me ♥ - Prideshipping - fanfiction yu-gi-oh!

Chapitre 3 de Remember me 13/09/2015


Chapitre 3 : Lorsque la meute repère une proie parfaite
Atemu : «On ne comprend que trop tard la valeur des êtres qui nous sont chers...» 
Regarder Atem travailler avait quelque chose d'apaisant.
Assis en scribe, parfaitement droit, le cou orné d'un collier enrichi de sa pierre précieuse préférée : le rubis, ses boucles d'oreille pendant plaisamment au rythme de la légère brise chaude de Chemou, l'habituelle expression sereine sur son visage n'étant contredite que par le léger plissement de ses yeux qui trahissait l'état d'intense réflexion dans laquelle il était plongé, il faisait glisser son calame comme si c'était la chose la plus facile au monde. Son imposant serpent aux yeux de la même couleur que les siens enroulé à ses pieds suivant le mouvement de ses pupilles nébuleuses.  
Seto était nonchalamment allongé sur une natte à sa gauche et l'observait écrire d'une écriture aussi belle et assurée que l'était sa démarche. Le jeune prêtre avait délaissé ses travaux pour entrer dans les quartiers de son ami et le contempler à sa guise, analysant  les moindres mouvements même anodins de son corps de jeune adolescent. Presque deux ans. Ce que ça avait passé vite. Aussitôt les fêtes finies le fils cadet du Roi l'avait installé au palais dans  des appartements non loin des siens. L' « invitation » tenant plus de la détention Seto avait protesté pour la forme mais il avait fini par céder, il voulait rester de toutes les façons. Il avait longtemps erré ici et là avant de chercher que faire de sa vie, il avait tout essayé : étudiant à la maison de vie où il avait rapidement surpassé tous ces fils de nobles (qu'il en était aussi un le révulsait, seul Atem et Mahad, le prêtre, valaient bien quelque chose), préposé aux finances, fiscalité, intendance... Tout cela pour finir comme prêtre. Sous les ordres de Shimon, actuel grand-prêtre de Ptah et aux côtés du magicien Mahado. Seulement parce qu'il les aimait bien ces deux-là, même si le vieillard qui lui rappelait constamment celui de Meidoum mais était un peu trop jovial. Il l'exaspérait en vérité. Il lui faisait penser à l'agaçante Mana qui sautait partout et sur qui elle voulait, apparemment dénuée de ce qu'on appelle l'instinct d'auto-préservation. Atem lui en voudrai s'il la tuait ?
Le prince posa son calame et le regarda, l'air absent, comme s'il ne se rendait pas encore complétement compte qu'il avait fini et restait encore un peu dans le monde dans lequel il était resté si longtemps plongé.
-          Que dirais-tu d'un duel à l'épée ?
Atem hocha négativement la tête. Il ne refusait jamais un défi, surtout lorsqu'il était proposé par Seto qu'il estimait être « un bon adversaire ». Quelque chose clochait.
-          Qu'est-ce qu'il y a ?
-          C'est l'anniversaire de la mort d'Houni.
Ce n'était pas Atem qui lui avait répondu mais son frère de trois ans son ainé, Artès, un bellâtre vaniteux et arrogant au possible, que Seto détestait courtoisement – bon soyons sincères – il usait volontiers de l'hypocrisie qu'il méprisait pourtant.
-          Houni ?
Là encore ce fut l'héritier présumé qui répondit :
-          Notre petit-frère. Je ne vois pas pourquoi tu t'étais autant attaché à lui, ce n'était qu'un être crédule, désespérément innocent, naïf et sans don particulier.
Son frère encaissa l'insulte et entreprit de sortir de la pièce alors que le suicidaire en rajoutait une couche :
-          On ne pleure pas les incapables, n'est-ce pas ce que notre cher grand-père que tu adorais tant, disait et répétait ?
Seul Seto put voir la lueur dangereuse qui dansait dans ses prunelles d'un rouge fugace.
-          Alors je ne verserais aucune larme sur ta tombe.
°°°
Le son retentissant de deux épées s'entrechoquant résonna une dernière fois. Aucun des deux n'avait gagné, mais l'objectif de Seto avait été atteint. Après l'altercation avec son frère, malgré son habituelle expression calme et inébranlable, il était évident pour lui que son ami bouillait de l'intérieur. Cela résonnait à travers lui si fort qu'il le devinait prêt à exploser. La violence a toujours été le meilleur outil des hommes pour régler leurs problèmes, quoi qu'on en dise.
-          Atem ?
Il déposa l'épée au manche serti d'émeraudes dont lui avait fait cadeau son père et se tourna vers lui.
-          Que lui est-il arrivé ?
-          Tu veux vraiment savoir ?
-          Oui.
Il ferma les yeux quelques secondes, les rouvrit, et lui saisit le bras. Ce fut comme si la foudre lui traversait le corps avant que...
POV Atem
Atem avait deux ans lorsqu'il avait vu sa mère pleurer pour la première fois, des larmes de souffrance et de joie, jamais avant il n'aurait cru que l'on puisse éprouver les deux en même temps. La Reine était assise à présent, riant et pleurant à la fois, reprenant à son mari la chose immonde qu'elle avait expulsé pour la présenter à celui qui avait été son fils cadet, jusqu'à ce jour. La chose avait l'air fragile, le garçonnet la prit donc avec précaution dans ses bras et l'examina attentivement. C'était moche. Mais c'était mignon. Encore un paradoxe, Mahad s'en serait délecté. Son père rigola, qu'il y avait-il de drôle à regarder cette belle immondice ? Il rendit le truc à sa mère qui demanda au Roi quel nom pouvait-on lui donner.
-          Cette chose peut avoir un nom ? demanda-t-il avec surprise.
-          « Cette chose » est ton petit-frère ! s'exclama la femme du pharaon.
 Atem haussa les épaules à l'air outré de sa mère. Si c'était ça un petit-frère il devait certainement avoir une malformation. Il était lui-même le petit-frère d'Artès mais qu'il eut pu être comme ça un jour était tout bonnement impensable.
°°°
Atem jouait avec Houni au senet. Il sentit un sourire en coin se dessiner sur ses lèvres alors qu'il le battait enfin. Mine de rien son frangin lui avait donné du fil à retordre. Frangin qui après s'être remis de sa surprise s'était mis à bouder comme le faisait les enfants avant de se rendre compte que cela ne servait à rien. Houni avait trois ans et Atem ne le trouvait plus laid, juste mignon. Remarquablement mignon. Il devina que même adulte il ne pourrait pas être autre chose que mignon alors que tous les autres seraient soit beaux, soit laids, soit banals. Un éternel enfant.
-          Tu es mignon.
-          Mignon ? demanda-t-il en butant un peu sur le mot.
-          Très mignon.
-          To, t'es beau. Très beau, imita Houni de sa voix  gamine.
Haussant les épaules, geste qui lui était bien coutumier, Atem entreprit de le chatouiller, savourant les éclats de rire de l'enfant, jusqu'à ce qu'il finisse par demander grâce.
°°°
Houni pleurait, Atem ne comprenait pas pourquoi. En pleine résolution du puzzle donné par son père, il l'avait vu débouler en trombe, le visage maculé de larmes. Depuis il le tenait contre lui, le berçant pour l'enfant de sept ans qu'il restait encore, même en ayant compris la dureté de ce monde. Chaque sanglot lui transperçait douloureusement la poitrine et Atem se sentait, pour la première fois de sa courte vie, impuissant. Il détestait cette sensation.
-          Mon agneau...
Son petit-frère leva ses yeux embués de larmes sur lui, la douleur redoubla.
-          Qu'as-tu ?
-          Ils se moquent de moi et...
Il avait arrêté volontairement sa phrase.
-          Qui ils ?
L'autre resta silencieux, de même que ses dernières larmes qui coulaient le long de ses joues.
-          Dis-moi.
-          Tu vas leur faire du mal.
-          Ils te font du mal. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
-          ...
-          Je t'en prie petit ange. Dis-moi au moins ce qu'ils t'ont fait.
Sa voix était désespérée. Son petit-frère avait sursauté sous la surprise. Il avait ouvert la bouche mais il s'arrêta à la première syllabe. Atem plongea son visage dans les cheveux en étoile de l'éternel enfant. Il ne comprenait pas pourquoi Houni voulait toujours protéger tout le monde, même ceux que le Mal avait déjà bouffés depuis bien longtemps. Personne ne faisait du mal à son agneau. Il les retrouverait un jour et ils regretteront.
Amèrement.
Houni s'était endormi, épuisé. Son ainé cessa tout mouvement et contempla son visage innocent. Longtemps, très longtemps. La nuit était bien avancée lorsqu'il reprit enfin conscience de l'existence du reste du monde. Malgré ses bras encore bien trop faibles à son goût il put le soulever sans aucunes difficultés et le déposer délicatement sur son lit. Il lança un regard ennuyé au puzzle inachevé, il n'était pas d'humeur à se replonger dans un tel état de concentration. Il s'allongea à côté de lui et resta un moment à le contempler : les rayons de la lune caressait son visage et l'une de ses mèches noires s'était attardée sur sa joue.
-          Mon petit ange...
Il ressemblait tant à un être venu d'un autre monde, sa pureté surprenait toujours Atem et il se demandait... Si Houni se rendait compte du point où il l'aimait. Il passa les bras autour de sa taille le serrant étroitement contre lui et s'endormit, appréciant la chaleur de ce corps chaud contre le sien. Il se demandait s'il pourrait le supporter, s'il venait à le  perdre un jour. Le départ de son cousin avait été suffisant.
°°°
Houni adorait le médecin Baten. Pas autant que son frère et Mana, mais il l'appréciait beaucoup. Pour preuve, lorsqu'il ne trainait pas dans les pattes de son frère et qu'il n'essayait pas de semer la petite magicienne à la course, il se trouvait immanquablement dans le laboratoire du meilleur guérisseur d'Egypte, disait-on, et ni Houni, ni son ainé n'en doutaient une seule seconde. Courant entre les étalages de potions il apportait n'importe quel ingrédient que Baten lui demandait, les connaissant déjà tous car c½ur. En le regardant, Atem esquissa un sourire longtemps disparu.
°°°
-          Houni ?
Mais, par tous les dieux d'Egypte et du monde, où était le chenapan ? Celui-là même qui ne restait pas un jour sans le rejoindre au crépuscule était aux abonnés absents. Heureusement, il connaissait assez bien l'aura de son frère pour le pister sans problème grâce à ce qu'Aknadin lui avait appris il y avait déjà cinq ans de cela. Chevauchant déjà d'une main de maitre son jeune cheval, il suivait l'odeur sucrée accompagnée d'un anormal parfum de rouille.
Lors d'une sortie dans le désert sur le char d'Artès il avait vu cette robe plus noire que la nuit noire, ces yeux améthyste brillants sous l'astre de Rê,  cette musculature affirmée du meilleur cheval de guerre, cette obscurité dans la lumière, ce charme envoûtant que cet animal exerçait sur lui.
-          Regarde ! avait-il crié sans s'en rendre vraiment compte.
-          Quoi ?
-          Ce cheval !
-          Où ça ?
-          Là, devant toi !
-          Il n'y a rien Atem, rien d'autre que le désert. La chaleur a dû te fatiguer, rentrons.
-          Mais...
-          Rentrons.
Quelques jours plus tard ce même cheval était apparu plus jeune, exactement à la bonne hauteur pour qu'Atem puisse monter sur son dos, sous son balcon et le jeune garçon l'avait suivi. Combien de temps étaient-ils restés tous les deux dans les dunes ? Un, deux mois ? Quand il était rentré sa mère l'avait longtemps étreint en pleurant, son père lui avait lancé un regard empreint d'un certain soulagement, son ainé l'avait regardé d'un air désapprobateur et Houni lui avait sauté dessus. Après avoir enduré l'un des interminables sermons de la reine il allait enfin aller se coucher (il n'était pas vraiment fatigué mais le confort auquel il était habitué lui avait manqué) lorsqu'il avait senti une main sur son épaule et le souffle de son oncle au creux de son cou.
-          Alors petit, tu as dompté de cheval de Seth ? Je n'ai pas perdu mon temps avec toi finalement, il semblerait bien que tu sois l'élu, avait-il sifflé de sa voix de serpent.           
Le jeune Atem avait évité de croiser son regard, cet homme qui portait toujours l'odeur du sang  lui faisait peur.
Dompter était un bien grand mot, pensait le prince alors que la présence de son frère se faisait plus proche, faisant bondir son c½ur de joie.  Il avait bien comprit qu'il n'était pas le maitre du cheval - le maitre du cheval était en enfer - il n'était que son partenaire, il savait qu'il pouvait lui faire confiance et vice-versa mais que s'il allait trop loin le cheval partirait aussi mystérieusement qu'il était apparu. Il s'arrêta, c'était un cul de sac. Il se concentra un instant et sa vue dans la nuit devint aussi claire qu'en pleine journée. Ce qu'il vit lui bloqua la respiration pendant de longues secondes. Houni. Baignant dans son propre sang. Son c½ur s'arrêta et redémarra plusieurs fois, incontrôlable. Il descendit précipitamment de sa monture et courut se jeter à ses pieds.
-          Houni !
L'enfant ouvrit ses yeux violets injectés de sang et leva le visage dénué de son innocence habituelle, déformé par la douleur, en direction de son frère, qu'il ne pût pas voir. Quelque chose se déchira en lui tandis que le cheval poussait un hennissement déchirant qui se répercuta des coudées à la ronde, exprimant par ce seul cri la souffrance de son cavalier qui prit son agneau blessé dans ses bras et le ramena au palais d'un pas furieux.
Trois coups, un long, deux courts. Comme d'ordinaire. Baten ouvrit, sachant déjà grâce à cela que l'un des frères royaux lui rendait visite à cette heure si incongrue.
-          Non mais qu'est-ce qui vous prends de... commença-t-il à peine la porte fut-elle déverrouillée.
-          Soignez-le.
-          Mais qu'est-ce...
-          Tout de suite. Il a perdu beaucoup de sang.
Le médecin le saisit précautionneusement avant de l'amener aussitôt à sa table de travail.  Atem observa un instant l'homme s'affairer avant de proposer son aide. Ses gestes furent d'abord maladroits mais il s'habitua vite, comprenant les choses avec une rapidité impressionnante. Une exceptionnelle capacité d'adaptation que beaucoup lui avait enviée et lui envierait toujours. Malgré leur efforts conjoint il fut bientôt évident qu'ils avaient échoués, qu'Houni ne survivrai pas. Atem fut le premier à s'arrêter, complétement vidé émotionnellement, et Baten le suivit de près. Ils regardaient l'ange déchu agoniser, les yeux exorbités, chercher son frère sans réussir à le trouver. Il l'appelait entre ses gémissements qui prenaient peu à peu l'allure de cris. Atem s'approcha et le serra contre lui.
-          Dis-moi leurs noms.
Il sentit des ongles s'enfoncer dans sa chair et les yeux de sa lumière cherchèrent désespérément un contact visuel. Lorsqu'il y parvint il vit dans les yeux violines une lueur qu'on aurait plutôt vue dans les siens. Ce n'était que lorsque qu'il était en train de mourir qu'Atem avait réussi à inculquer à Houni quelque notion de ce qu'était l'injustice. Si la situation n'avait pas eu des proportions aussi dramatiques Atem en aurait ri de dépit. Son petit-frère utilisa ce qui lui restait de souffle pour enfin lui dire ce qu'il tenait tant à savoir, des gens qui lui disait bonjour en souriant, des anciens camarades de jeux, certains qu'il avait longtemps regardé avec un mépris maintenant justifié.
-          ... Artès.
Comme si son c½ur n'avait pas déjà été assez malmené il y eut encore plusieurs ratés dans son fonctionnement.
-          Artès ?
-          Il m'a regardé...
Artès avait regardé son agneau... Impossible. Même s'il ne l'avait pas aimé, il n'aurait pas laissé ce qu'il y avait de plus précieux aux yeux de son frère se faire battre à mort. Artès n'était pas le meilleur frère d'Egypte mais Atem lui avait toujours fait confiance, une confiance aveugle... Il sentait le souffle de Houni sur sa nuque, des mots presque inaudibles s'en échappant pour lui demander s'il croyait qu'il mentait.
-          Non petit prince... Je ne crois pas que tu mentes.
Houni était incapable de mentir, surtout à lui. Il sentit les ongles s'enfoncer plus profondément, dans son cou cette fois.
-          Je t'aime Atem...
S'il avait voulu lui répondre, il n'en aurait pas eu le temps. Le corps de Houni se tordit en une dernière convulsion puis il ne bougea plus.
Houni était mort.
La pensée se répercuta dans son esprit, complétement irréelle, comme s'il avait s'agit que d'un odieux mensonge. Pourtant...
Une larme coula, cristalline, elle dévala rapidement sa joue avant de retomber sur celle de l'éternel enfant.
«  Arrête de pleurnicher incapable ! Agis ! » Cria la voix méprisante d'Aknadin dans son esprit.
Il essuya aussitôt la trainée humide sur son visage, comme s'il était pris à faire quelque chose d'interdit, et retint les autres qui menaçaient de tomber à leur tour. Le médecin les observait toujours. Leurs regards se croisèrent, emplis d'une même souffrance.
-          Atem, le retint une dernière fois Baten.
L'enfant qui n'en était plus un depuis longtemps se retourna vers lui.
-          Ne tue pas Artès, c'aurait été un bien trop doux châtiment.
Oh, il n'en avait jamais eu l'intention. Mais comment l'homme avait-il fait pour deviner...
-          Il m'avait dit que tu passais tout ton temps avec Aknadin, ce n'est pas étonnant.
Pourtant bien des gens étaient au courant et n'avaient pas fait le lien. Atem hocha la tête en signe d'adieu. L'unique fois où ils se reverraient serait lors de l'enterrement du petit.
Fin POV
La pression sur son bras disparut, Atem l'avait lâché. Seto rouvrit les yeux pour croiser ceux d'un bleu si intense qu'il avait vu il y a bien des années avant qu'ils ne virent aussitôt à l'améthyste actuel.
-          Atem...
Il ne savait pas quoi dire. Il n'y avait d'ailleurs surement rien à dire. Son ami évitait le contact visuel et lorsque le silence allait devenir insupportable Mahad le rompit enfin :
-          Prince, Sa majesté veut te voir.
...
°°°
-          Et Artès ?
Atem leva les yeux du ramassis de papyrus dans lequel il s'était plongé et lui sourit, de ce sourire qui vous donnait envie de vous enfuir en courant.
-          Prendre tout ce à quoi il tient.
-          Tu figures en tête de liste.
Il fallait être aveugle pour ne pas voir à quel point ce prince trop arrogant pour son bien tenait à son frère cadet.
-          Voilà bien longtemps qu'il m'a perdu.
 

Via Skyrock Android